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Comment absorber les connaissances : mobilité des chercheurs ou coopération avec la recherche publique pour innover ?

Archive ouverte pluridisciplinaire HAL, site destiné au dépôt et à la diffusion d’articles scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, et de thèses, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés, a publié le rapport de Virginie Jacquier-Roux, Claude Paraponaris, Mahfoud Boudis, sur le thème des méthodes relatives à l’absorption des connaissances : mobilité des chercheurs ou coopération avec la recherche publique pour innover ?

Les chercheurs français proposent dans ce document un modèle d’évolution de l’équilibre entre la mobilité des chercheurs et les coopérations. Ce modèle comporte une dimension temporelle qui prend en compte des changements de modes d’innovation et de structures économiques qui ont eu lieu au cours des 30 dernières années.

Les données du rapport proviennent de deux enquêtes effectuées par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche auprès d’entreprises implantées sur le territoire français. Ces dernières permettent de mesurer directement la mobilité des chercheurs entre les entreprises et le milieu universitaire, de même que les coopérations en matière de R&D entre les entreprises et la recherche universitaire.

La chronologie du modèle proposé par les chercheurs est illustrée par les quatre périodes successives suivantes.

  1. De 1992 à 1998, la mobilité des chercheurs est faible et les coopérations, fortes au début, perdent peu à peu de l’importance : les entreprises se basent sur leurs marchés internes de chercheurs et stabilisent les équipes, qui renforcent leur autonomie vis-à-vis de la recherche universitaire.
  2. De 1998 à 2000, la mobilité des chercheurs augmente considérablement, du fait des nombreux recrutements de scientifiques dans les entreprises en situation de démarrage (start-ups) liées aux nouvelles technologies, alors que le taux de coopération augmente faiblement.
  3. De 2000 à 2004, l’indicateur de mobilité décroît, mais il reste à un niveau soutenu, alors que le taux de coopération, après avoir diminué, repart légèrement à la hausse : les entreprises rééquilibrent les rôles respectifs de la mobilité et des coopérations, réalisant un mélange où chacune participe au partage des savoirs.
  4. De 2004 à 2009, l’indicateur de mobilité décroît sensiblement et se stabilise à un niveau modeste, alors que le taux de coopération se maintient à son niveau précédent : les entreprises substituent les coopérations avec la recherche universitaire à la mobilité des chercheurs.

En conclusion, les chercheurs invitent à articuler l’économie de l’innovation autour de l’économie des ressources humaines.

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