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Financement de l’innovation : Jean-Hervé Lorenzi en appelle aux investisseurs directs (Business Angels)

Pour cette première édition de nos auditions sur le thème de la politique globale d’innovation, Jean-Hervé Lorenzi a dressé l’inventaire de ce qu’il reste à faire dans le domaine financier et à court terme :

1 – Augmenter le volume global du financement :
La comparaison 2016 serait de 1,6 MM € (Milliards d’Euros) en France pour 90 MM$ aux USA. Après un correctif sur l’€/$ de 20% (90 MM$ = 72 MM€) et un coefficient de 5 sur la population (1,5 >> 7,5), il reste encore un différentiel de 7,5 à 72, soit un FACTEUR 10 ! Malgré les différences méthodologiques entre les statistiques françaises et US, le différentiel n’est pas simplement économique, mais social et même anthropologique !
Observations : 
– le chiffre de 90 MM$ est exceptionnel et la valeur varie de moins de 50 à 90 MM$. Mais la remarque vaut aussi pour la France où le chiffre du capital risque est normalement en dessous de 1 MM€ !
– la différence méthodologique est assez forte entre la France et les USA. Il faudrait faire une estimation plus précise du différentiel.

2 – Il faut maintenir le CIR dans son cadre actuel.
Car il ne faut pas changer un système qui fonctionne, même s’il a quelques défauts.
Observations :
Quelques améliorations réglementaires pourraient donner un coup de pouce à des PME (élargissement de la notion de recherche à la préparation de l’innovation), voire simplement abaisser le coup de la recherche (amélioration des conditions de concurrences entre structures publiques et privées).

3 – Assurance-vie
L’assurance-vie est certainement la principale source de financement, à la hauteur des chiffres ci-dessus. Et d’ailleurs, la presse du jour (Les Échos) donne des informations sur l’idée des « fonds bonifiés ».
Observations :
Il faut avoir en tête qu’il y a deux grands secteurs déficitaires : l’early stage qui devrait être augmenté d’un facteur 10, de 1 MM€ par an à plus de 10 Milliards € ET la période de lancement commercial, voire de la pré-IPO. Nous pensons que l’early stage sera difficile à financer avec des fonds issus de l’Assurance-Vie, sauf à mettre en œuvre des systèmes d’assurance dédiés aux start-up en early stage.

4 – Le financement de l’early stage :
Ce financement a un coût et des contraintes de gestion. La solution ne peut venir que des investisseurs directs (business angels) qui connaissent mieux le métier et qui peuvent conseiller le chef d’entreprise et généralement diminuer un peu le risque. JH Lorenzi souligne la faiblesse du dispositif français et son manque de notoriété.
Observations :
– Le coût du risque de l’early stage est donné par les dispositifs fiscaux étrangers, des USA ou de la GB : dans les deux cas, c’est la possibilité de déduire les pertes réalisées des revenus perçus la même année.

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Sur notre site : ci2017.org

À noter dans votre agenda :

Le jeudi 15 octobre 2018, le COLLECTIF Innovation organise en partenariat avec la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale, les Assises de la politique de l’innovation.

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