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La culture est-elle le meilleur facteur d’innovation ?

L’Acfas, l’Association francophone pour le savoir, a remis son mémoire intitulé « L’urgence d’agir pour mettre en place une véritable culture canadienne de l’innovation et de la créativité » au ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada, dans le cadre de la consultation sur le Programme d’innovation du gouvernement du Canada.

Le Canada est fort en recherche, mais faible en innovation

Selon les auteurs de ce mémoire, si le Canada souhaite se positionner en tant que chef de file mondial de l’innovation,il doit axer le développement de sa société sur l’exploitation de ses ressources intellectuelles et acquérir une véritable culture de l’innovation et de la créativité.

L’Acfas propose neuf recommandations :

  1. Associer tout investissement dans les programmes d’innovation à un investissement dans les conseils et agences de financement de la recherche.
  2. Permettre aux universités et aux collèges de s’intégrer davantage dans le processus d’innovation.
  3. Identifier les potentiels d’innovation en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour bénéficier des meilleurs effets de levier.
  4. Soutenir des projets concertés d’infrastructure permettant de faciliter l’accès aux données collectées par les organismes publics.
  5. Prendre des mesures pour intégrer la culture de l’innovation sociale dans les organisations.
  6. Revoir les méthodes d’évaluation des résultats des politiques de soutien à l’innovation, en intégrant des outils de mesure de l’innovation sociale.
  7. Faire bénéficier les établissements d’enseignement supérieur des programmes généraux d’investissement dans les infrastructures.
  8. Renforcer les programmes permettant aux étudiants d’acquérir des compétences transversales pour une meilleure intégration dans les organisations, sous la forme de stages ou de formations.
  9. Soutenir les initiatives de médiation et de vulgarisation scientifique qui prennent en compte les spécificités régionales et linguistiques.

Ces actions ont le potentiel d’établir un véritable système de recherche et d’innovation, basé sur une solide culture scientifique et de l’innovation.

Consulter le mémoire

Notre analyse :

Après l’innovation ouverte, la culture va-t-elle devenir le passage obligé de toutes les politiques d’innovation ?

Tout est dans tout, et de plus tout est culture (ou presque), etc. donc la culture au sens large de ce terme est évidemment le meilleur facteur d’innovation. Et pour commencer, la recherche est un élément de la culture, etc.

Il va falloir préciser pourquoi la même culture fonctionne bien dans une région et pas dans l’autre. En Californie, à NY et Boston d’une part et dans le Kansas, le Texas, la Floride et ailleurs. Dans une entreprise et pas dans l’autre, dans la même région, etc.

Pour notre part, nous pensons qu’il n’y a pas de système, mais des hommes qui vivent dans un environnement (un écosystème pour reprendre le terme exact). Nous travaillons sur un schéma simple : l’innovateur est la clé de l’innovation et ce sont les caractéristiques de son écosystème qui importent le plus. Et ce n’est pas en doublant la recherche ou le financement qu’on double l’innovation. Il suffit parfois de ne pas rejeter l’innovateur, de ne pas l’enfermer dans des règles désarmantes. Il faut laisser faire les innovateurs dans le cadre général des règles de fonctionnement de leur écosystème. Et cette liberté d’innover doit intégrer non seulement les start-ups, mais aussi les institutions. Il ne faut pas sous-estimer la capacité de gains de productivité par l’innovation dans les grandes entreprises.

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