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La Grande Bretagne lance une procédure de « smart cartographie » de l’innovation

Sajid Javid, le ministre des Entreprises, de l’innovation et des compétences du Royaume-Uni a annoncé conjointement avec le secrétaire d’État à la science, Jo Johnson, les cinq régions lauréates qui piloteront les premiers audits en science et innovation :Édimbourg et les Lothians (Est et Sud-est d’Édimbourg), le sud-ouest de l’Angleterre et Sud-est du Pays de Galles, Sheffield et Lancashire, Grand Manchester et Est Cheshire, et Midlands Engine. Ces régions, qui représentent l’ensemble du territoire britannique, ont été sélectionnées à partir de 26 dossiers.

Ces audits visent à cartographier, au sein de chaque région mentionnée, les zones de concentration de la recherche scientifique, de l’innovation et des infrastructures de recherche, et ainsi d’identifier les avantages comparatifs qu’elles présentent, ce qui permettra aux pouvoirs publics d’identifier les opportunités de rapprochement avec le secteur privé. Ainsi, des investissements pourront être ciblés et fléchés vers l’excellence, où qu’elle se trouve géographiquement.

Pour le gouvernement britannique, il ne s’agit pas de créer une nouvelle voie de financement de l’innovation, mais plutôt d’identifier les régions possédant un avantage comparatif au plan mondial, quel que soit le secteur d’intérêt, et dans un deuxième temps de mettre en œuvre les meilleurs moyens de concrétiser le potentiel existant.

Ces audits s’insèrent dans l’approche européenne ciblant le soutien en recherche et innovation selon ce qu’elle appelle les smart specialisationsfondement des investissements European Structural and Investment Funds (ESIF).

D’autres appels à propositions seront rendus publics, à l’été, puis à l’automne prochain. En parallèle, le gouvernement développe en ce moment même un plan national pour l’innovation.

Annoncés dès l’été 2015 par George Osborne, le chancelier de l’Échiquier, ces science & innovation audits font suite à la publication d’un « plan pour la productivité », traitant entre autres de la politique scientifique du Royaume-Uni.

Selon notre analyse, l’absence d’approche économique institutionnelle va biaiser le résultat au profit d’indicateurs quantitatifs tels que la R&D et les aides à la création d’entreprise.

NOTA : Selon notre analyse, l’absence d’approche économique institutionnelle va biaiser le résultat au profit d’indicateurs quantitatifs tels que la R&D, les aides à la création d’entreprise et autres indicateurs « faciles » à quantifier De plus, dans une économie qui se digitalise, l’indice global de productivité risque de réserver des surprises, voire des incohérences. Dans ces circonstances, il serait préférable d’en rester à des indicateurs indépendants, sans synthèse ni indicateur global, intégrant des indicateurs sur l’entrepreneuriat et les secteurs en croissance.

Accéder au communiqué de presse

Consulter le « plan pour la productivité »

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