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La « méthode Coué convergente » au secours des grands rapports sur la Recherche

La France a une recherche fondamentale (à financement public) de très bon niveau et reconnue dans le monde. Mais notre capacité d’innovation ne semble pas à la hauteur ! Il faut donc rapprocher la recherche publique et les entreprises. Voilà l’une des conclusions partagées des trois rapports récents sur la politique d’innovation française.

Les synthèses de ces trois rapports sont les suivantes :

  1. Synthèse du apport de Suzanne Berger : Reforms in the French industrial ecosystem ;
  2. Synthèse du rapport de Jean Pisani-Ferry : Quinze ans de politiques d’innovation en France ;
  3. Synthèse du rapport de Philippe Maystadt : Programme d’investissements d’avenir, rapport du Comité d’examen à mi-parcours.

Le premier, réalisé par Suzanne Berger, évoque plus spécifiquement l’écosystème d’innovation français et les relations entre universités et entreprises. Le second a été supervisé par Jean Pisani-Ferry sur la politique d’innovation de la France depuis 15 ans. Le troisième, sous la présidence de Philippe Maystadt, fait un bilan à mi-parcours du Plan d’investissements d’avenir.

Comme l’ont réaffirmé Emmanuel Macron et Thierry Mandon, la recherche publique est une opportunité formidable pour l’économie française, par l’excellence reconnue de ses chercheurs, la qualité de ses équipements et les technologies qu’elle développe.

Ce consensus et les mesures qui en découlent ont été construits et sont partagés par tous les acteurs impliqués dans cette transformation.

Toutefois, selon ces trois rapports, des mesures doivent être mises en place afin de faciliter le rapprochement entre la recherche publique et les entreprises. Voici quelques-unes de ces mesures :

  • Assurer une répartition plus juste et équitable des bénéfices générés par les brevets par la mise en place d’un interlocuteur unique pour la signature des accords de propriété industrielle, ainsi que des modalités de répartition des bénéfices sur les brevets standardisées ;
  • Assouplir les contraintes de rentabilité des 14 Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) ;
  • Favoriser le rapprochement des Instituts de Recherche Technologique (I.R.T.) avec les acteurs de la recherche publique.

NOTA :

  1. L’observation des deux leaders de l’innovation dans le monde, les USA et la RFA, montre que le passage des futurs industriels ou entrepreneurs, dans les laboratoires publics pour préparer leur doctorat est le phénomène central du transfert de technologie de ces deux pays. Les savoirs transmis (+ la formation) et les relations humaines (qui durent longtemps) sont les deux mécanismes fondamentaux qu’il faut développer en France.
  2. N’ayons aucune illusion sur les résultats apparents des SATT, ils seront médiocres. La première grande SATT de l’histoire (le PARC) aurait été un fiasco financier si un ingénieur n’avait développé en cachette, le système d’impression laser qui a permis de rembourser toutes les pertes. C’est dans l’effet d’entrainement de l’environnement des SATT qu’elles se justifieront ou non ! Rappelons que le PARC a été créé et géré par Xerox pendant 30 ans.
  3. Plutôt que des systèmes complexes de TT, il faut se préoccuper de la mobilités des hommes et de leur capacité entrepreneuriale qui sont de puissants catalyseurs de l’innovation.

Consulter le communiqué de presse du gouvernement français

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