Vous êtes ici
Accueil > Actualité > L’Académie chinoise des sciences prône la collaboration entre les chercheurs

L’Académie chinoise des sciences prône la collaboration entre les chercheurs

Lors de l’ouverture de son congrès annuel, l’Académie chinoise des sciences (ACS) – la plus haute instance scientifique de la Chine et l’organisme principal de recherche publique du pays – a annoncé son intention d’apporter des changements importants à sa structure actuelle.

Cette réforme a pour but d’encourager la recherche collaborative et de faire du pays un chef de file mondial en matière de recherche, toutes disciplines confondues.

Lors d’une précédente conférence en 2012, le président de l’ACS avait soulevé l’hypothèse selon laquelle les scientifiques chinois hésitaient à collaborer avec d’autres chercheurs, la raison évoquée par ceux-ci étant que la rédaction d’articles scientifiques faite en collaboration diminuait leurs chances d’obtenir des fonds auprès du comité qui attribue des subventions.

De fait, après un examen plus poussé, ladite académie a constaté que les centaines de milliers de chercheurs chinois, répartis dans les vingt instituts de l’ACS, ont travaillé à des projets connexes sans même se connaître, ratant ainsi des occasions de partager des connaissances et d’échanger des points de vue sur leurs travaux. L’ACS a également observé que les chercheurs étaient peu intéressés à discuter de leurs projets avec des représentants de l’industrie.

Pour remédier à ces problèmes, les dirigeants de l’ACS ont annoncé la restructuration des activités scientifiques de l’organisme selon le modèle suivant :

  • la recherche fondamentale;
  • la recherche présentant un potentiel commercial sous-développé, telle la recherche ayant trait aux microsatellites, aux technologies de l’information maritime ou au développement de médicaments;
  • la recherche interordre et intersectorielle, effectuée dans des infrastructures à grande échelle;
  • la recherche orientée vers le développement local et dans une dimension de développement durable.

Cette nouvelle répartition des activités permettra aux chercheurs de collaborer davantage à des projets de recherche qu’ils considèrent comme prometteurs. Elle sera également l’occasion de privilégier le travail d’équipe au détriment de la recherche individuelle.

Consulter la nouvelle de Nature

Laisser un commentaire

Top