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Travail et numérique : aux Etats-Unis, on laisse l’innovation se développer avant de légiférer

« Les Américains choisissent toujours la meilleure solution…après avoir essayé toutes les autres« , cette phrase attribuée à Churchill s’applique parfaitement à leur démarche en matière de réglementation des nouvelles technologies.

Le site internet L’Usine Digitale a publié une interview de Thomas Perez, le secrétaire d’État au Travail des États-Unis, sur l’attitude libérale adoptée outre-Atlantique face à la transformation du travail sous l’effet du numérique.

Pour le secrétaire d’État au Travail des États-Unis, l’important est de laisser l’innovation technologique se développer et de « s’en emparer à bras le corps », avant de légiférer sur la protection des travailleurs pour rendre l’innovation « inclusive ».

Selon Thomas Perez, cette phase d’observation n’aura qu’un temps : « tout le monde doit profiter des gisements d’innovation » et bénéficier « d’un filet de sécurité ». « Aujourd’hui, les travailleurs ont besoin de leur cerveau et de leurs muscles« , a déclaré le ministre du Travail américain.

Durant cette phase d’observation, les États-Unis dépassent chaque mois les anticipations de création d’emplois, contrairement à la situation déprimée de l’emploi dans une France hyper régulée.

Cette interview a été réalisée dans le cadre d’une rencontre des ministres du Travail des pays membres de l’OCDE mi-janvier, dans laquelle chercheurs, syndicalistes et politiques ont esquissé leur vision de l’avenir du travail à l’heure de la mondialisation et de la numérisation.

Consulter l’interview

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