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Le dilemme du financement de la recherche universitaire : expérience ou audace

La Graduate School of Economics de Barcelone a publié un rapport dans lequel des chercheurs analysent le financement par les organismes publics des équipes qui sont les plus susceptibles de créer une innovation radicale.

L’équipe de la GSE de Barcelone a cherché à déterminer si les organismes de financement publics soutiennent les équipes qui sont les plus susceptibles d’entreprendre des recherches transformatrices ou radicales.

Dans le monde universitaire, une demande de subvention de recherche aboutit plus facilement quand elle provient d’une équipe confirmée, issue d’une université prestigieuse. Est-ce la meilleure voie vers l’innovation de rupture ?

La GSE caractérise les équipes créant des innovations radicales comme celles formées par des collaborateurs éclectiques, non habituels, hétérogènes et diversifiés en matière de domaines scientifiques.

Par ailleurs, le conseil de recherches en génie et en sciences physiques du Royaume-Uni (UKís Engineering and Physical Sciences Research Council) montre que :

  • les équipes composées de chercheurs seniors d’universités prestigieuses sont les plus susceptibles d’obtenir des financements ;

les équipes créant des innovations radicales sont moins susceptibles d’être financées par les organismes de financement.
Enfin, l’analyse suggère que le processus d’évaluation de ces organisations est biaisé de façon volontaire ou involontaire, au détriment des équipes « radicales ».

Notre conclusion : la rupture ne se programme pas facilement ! Et ne corresponds pas à une organisation « rationnelle » du travail.

Consulter l’étude

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