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Le rôle de la syndication des capital-investisseurs dans le financement de l’innovation

Cette étude de l’Université de Bourgogne présente une synthèse des principales problématiques soulevées par la syndication, ou co-investissement, pratique devenue majoritaire dans la profession du capital-investissement.

Pour ce qui est des co-investisseurs, la documentation repère trois motivations essentielles pour qu’il y ait syndication :

  • le partage des risques par l’intermédiaire de la diversification du portefeuille des co-investisseurs;
  • le besoin d’acquérir ou de partager l’information et les connaissances pertinentes dans la sélection et la gestion de leurs investissements en fonds propres;
  • l’accroissement de leurs flux d’affaires. Si certains travaux se sont spécialisés sur l’une ou l’autre de ces théories explicatives, les études qui ont confronté ces théories montrent qu’elles ne sont pas mutuellement exclusives et que la syndication est mue, avec plus ou moins de force, par chacune de ces trois motivations qui se complètent davantage qu’elles ne s’opposent.

Cette pluralité de motivations des membres de la syndication est vérifiée dans les travaux qui se consacrent, plus particulièrement, au cofinancement des secteurs des hautes technologies et des firmes innovantes.

De plus, les auteurs mettent en évidence le rôle de l’expérience antérieure de ces membres dans les secteurs d’activités et de firmes financés, le rôle de leur notoriété et de leur réputation, ainsi que le rôle de leur statut (leader ou minoritaire) et de leur structure de propriété (publique ou privée).

Par ailleurs, deux études récentes montrent que l’innovation dans les firmes « high-tech » est stimulée par le financement en syndication. Ces derniers résultats sont particulièrement intéressants car ils dépassent le rôle du financement de l’innovation par les capital-investisseurs.

Réunis en syndication, ces derniers seraient ainsi parties prenantes du processus d’innovation lui-même. Il reste à établir une véritable modélisation de la contribution des co-investisseurs à ce processus d’innovation et à la création de valeur de celui-ci, comme il reste à tester cette contribution sur le plan empirique.

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