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L’innovation qui change le monde

Utopies, le premier laboratoire d’idées (think tank) et cabinet-conseil français portant sur le développement durable, a publié une étude sur la convergence entre les stratégies d’innovation et de développement durable.

Intitulée L’innovation qui change le monde, cette étude explore les occasions qui s’offrent aux entreprises à la croisée des mondes de l’innovation et du développement durable. Ses auteurs tentent de répondre à la question suivante : Pourquoi l’innovation est-elle la nouvelle frontière du développement durable (et inversement)?

Sept idées clés ressortent de cette étude. Parmi celles-ci, nous retenons les suivantes.

  • L’innovation doit renouer avec l’utilité sociale et l’humanisme. Trop souvent aujourd’hui, l’innovation tourne à vide : 90 % des brevets déposés dans le monde arrivent à expiration sans que ladite innovation puisse avoir été en mesure d’occasionner de la valeur sur le plan économique. En parallèle, un grand nombre d’innovations qui arrivent sur le marché ne répondent pas à un besoin précis; de ce fait, elles résultent en des échecs commerciaux.

En parallèle, un grand nombre de défis à notre époque, dont certains sont considérés comme graves et difficiles, ne sont pas résolus. Dans l’avenir, l’innovation, pour être performante, devra faire preuve d’un plus grand humanisme. De plus, elle devra viser l’amélioration de la condition humaine et celle de la vie en société.

  • L’innovation durable va bien au-delà des produits ou de la technologie. Elle englobe l’innovation sociale, territoriale, économique. Pour résoudre une partie des défis environnementaux, des innovations technologiques seront nécessaires. Toutefois, l’innovation durable est protéiforme et elle s’étend bien au-delà des produits : innovation dans les usages et dans les services autour du produit, innovation dans l’organisation et la gouvernance.

Pour l’entreprise, il s’agit d’innover dans les modèles économiques.

  • L’innovation durable est un état d’esprit. De ce fait, elle ne peut pas être limitée à un référentiel d’écoconception ni à un département de RD. Bien plus qu’un département dédié, l’innovation est, avant tout, une affaire de culture qu’il faut faire émerger dans toute l’entreprise.
  • L’innovation durable est ambitieuse et radicale, plus qu’incrémentale. Quand l’entreprise construit ses activités autour d’une mission et les met ainsi en valeur, cette mission agit sur la stratégie de l’entreprise en matière d’innovation, et ce, en l’orientant fortement.

L’innovation ne dépend pas uniquement du cheminement choisi. Elle résulte également de la destination finale visée. Les objectifs radicaux obligent à penser différemment, à sortir du maintien du statu quo (business as usual), à réinventer radicalement un produit qui n’est pas satisfaisant plutôt qu’à l’optimiser, à trouver des solutions qui n’existent pas encore, et à le faire en dehors de la sphère confortable de ce qui a déjà été mis en œuvre.

  • L’innovation durable est ouverte et elle est construite en collaboration avec les parties prenantes. Aujourd’hui, l’entreprise mobilise toutes les ressources de son écosystème, en identifiant les acteurs capables de lui apporter l’expertise qu’elle n’a pas et de l’aider à concevoir les solutions qu’elle pourrait élaborer seulement par elle-même.

Historiquement conçue à partir du haut, au moyen de la RD et du marketing, pour redescendre ensuite vers les applications, l’innovation est remplacée ou enrichie par une innovation ascendante, qui émerge de réseaux, d’échanges de savoirs, d’amateurs passionnés.

Cet ouvrage a nécessité la tenue d’entretiens avec des experts internationaux. Ils se sont échelonnés sur une période d’un an et ont porté sur des sujets ayant trait aux pratiques des entreprises les plus avancées actuellement en matière d’innovation.

Consulter l’étude complète d’Utopies

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