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L’Innovation vue par le G20

L’OCDE a publié une édition spéciale de son « innovation scoreboard » adapté et enrichi pour le G20 du mois de novembre 2016.

Les États-Unis restent le plus grand acteur mondial en matière de recherche et développement avec des dépenses s’élevant à 433 milliards de dollars en 2013, soit 25% de plus que la Chine, second du classement avec un niveau comparable des 28 pays membres de la zone de l’Union européenne.

Selon les auteurs du rapport, c’est la Corée du Sud qui détient le ratio le plus élevé de dépenses (par rapport au PIB) en R&D des pays du G20. Les économies émergentes du G20 représentent quant à elles  une part croissante de la R&D mondiale.

La hausse de l’investissement national en R&D requiert la combinaison des efforts publics et privés. Dans les économies les plus développées, le secteur des entreprises représente la part la plus importante des dépenses en R&D. Ces dernières sont principalement orientées vers le développement de nouveaux produits et processus à introduire sur le marché, en s’appuyant sur les connaissances existantes et en en développant de nouvelles.

Les gouvernements et les établissements d’enseignement supérieur jouent un rôle clé dans le développement des connaissances fondamentales et appliquées fournissant la base nécessaire pour des percées technologiques majeures et de rupture. Toutefois, une dépendance excessive envers les investissements du secteur public peut empêcher les économies de tirer parti des avantages économiques des investissements dans le savoir.

Dans l’ensemble, la relation entre l’intensité de la R&D et le financement des dépenses en R&D des entreprises suggère que des investissements élevés en R&D dans l’ensemble de l’économie ne sont pas réalisables sans un engagement important du secteur privé.

Notre lecture :

Ce rapport spécial de l’OCDE / G20 dresse un tableau comparatif des leaders économiques du monde et constitue de ce fait une référence homogène et utile. Mais les critères devraient être complétés par une approche « institutionnelle » ou pragmatique.

On raisonne encore sur des moyens et peu sur des résultats comme s’il suffisait d’augmenter les « facteurs » d’innovation pour augmenter l’innovation.

Les brevets ne sont pas une mesure de l’innovation comme l’histoire récente du japon le rappelle ou celle du PARC. C’est une mesure de la recherche, voire de l’invention et surtout de la volonté de la protéger.

Autre exemple : alors que la notion d’écosystème a fait l’objet de quelques développements depuis 10 ans, on ne voit apparaître le mot qu’assez accessoirement. Or tout le dispositif fiscalo-juridique est plus important que les financements.

Et plus globalement, la question qu’il faut se poser est celle de l’application de l’outil de  mesure au passé pour vérifier sa pertinence : avec de tels indicateurs, en quelle année la « box » (le conteneur) serait apparue dans les rapports ? Rappel approximatif des étapes : dépôt du brevet en 1954, lancement en 1955, Marché de l’armée US en 1967 et décollage du traffic dans les années 70. Or de l’avis de nombreux spécialistes, c’est LE brevet unitaire qui produit le plus de valeur aujourd’hui. Et c’est de toute évidence, la technologie fondamentale de la mondialisation.

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