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Méthodologies et bonnes pratiques pour stimuler le financement de l’innovation servicielle en France

Cette étude de la Direction générale des entreprises (DGE), du ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, a pour but de mieux prévoir les problématiques liées à l’innovation dite « qui rend service » en vue d’en optimiser les actions de soutien.

L’innovation de ce genre peut être définie à partir d’une grille de lecture à trois dimensions :

  1. le bien tangible pouvant être présent dans le cadre d’une prestation de service;
  2. le processus correspondant aux procédés et aux compétences mobilisés pour assurer la production et la délivrance du service;
  3. les usages en référence à la valeur apportée à l’utilisateur final.

Dans cette approche, une innovation qui rend service sera considérée comme telle si, et seulement si, un changement (nouveauté ou amélioration) affecte l’une de ces trois dimensions, tout en apportant une réponse à un besoin explicite ou implicite, et en générant une valeur économique, sociétale ou environnementale.

L’être humain constitue le principal déterminant qui favorise l’éclosion des projets d’innovation qui rend service. En d’autres termes, stimuler ce genre d’innovation revient, avant tout, à soutenir du capital humain.

Du côté des porteurs de projets, les principaux freins en matière de développement des projets d’innovation qui rend service proviennent, notamment, de la difficulté de ces porteurs de projets à cerner ou à définir l’innovation au sein de leur projet et, ainsi, à prouver le caractère innovant et son utilité.

L’analyse comparative de divers pays, dont le Canada, a permis d’établir une série de constatations sur les bonnes pratiques en matière d’innovations qui rendent service. Notamment, le soutien à la création d’entreprise, les liens avec le secteur universitaire et les bons à l’innovation sont les principaux vecteurs pour soutenir ce genre d’innovation.

À partir de cette analyse comparative, les auteurs de l’étude font des recommandations qui s’articulent autour de quatre idées clés:

  • ne pas opposer secteur manufacturier et secteur des services en matière d’innovation qui rend service, tout en favorisant et en soutenant les processus d’industrialisation des services et les processus d’orientation vers les services dans l’industrie;
  • ouvrir, aux projets d’innovation qui rend service, l’ensemble des dispositifs de soutien à l’innovation;
  • renforcer la fonction « accompagnement » auprès des porteurs de projets;
  • concevoir un environnement propice au développement de projets d’innovation qui rend service.

Accéder à l’étude de la DGE

 

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