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Les moteurs de l’innovation Chinoise

Uddannelses- og Forskningsministeriet, l’agence danoise pour la science, la technologie et l’innovation, a publié les résultats de son rapport intitulé « Drivers for Innovation in China R&D and consumer driven innovation and trends » sur les moteurs de l’innovation chinoise.

Selon les auteurs du rapport, le fort accent mis sur l’innovation par le gouvernement chinois a entraîné au cours des dernières années une augmentation continue des investissements en R&D.

En 2006, le gouvernement chinois a déclaré son intention de transformer la Chine en une « société innovante » d’ici à 2020 et en un chef de file mondial en science et technologie d’ici à 2050. C’est pour cette raison qu’il a placé l’innovation en tant que principale force motrice pour le développement économique.

Depuis plusieurs décennies, la croissance de la Chine dépendait de l’exportation, de l’investissement et de la fabrication, mais depuis le développement économique du pays, elle repose sur la conception, la consommation et les services.

Aujourd’hui, la Chine est le second plus grand investisseur mondial en R&D. Toutefois, son modèle d’innovation diffère de celui des pays occidentaux, dans la mesure où on observe en Chine une plus grande volonté d’aller directement du développement à la fabrication et à l’exportation des produits.

L’innovation basée sur les besoins des consommateurs joue un rôle clé dans la transition et le développement du pays. L’objectif consiste à être le premier à commercialiser des produits révolutionnaires répondant à des besoins non satisfaits des consommateurs.

La Chine nécessite plus d’esprits créatifs, mais le système d’éducation répond lentement à ce besoin. Si elle souhaite réellement devenir l’un des pays les plus innovants à l’échelle mondiale, elle doit faire des efforts dans ce sens.

Enfin, les auteurs du rapport notent que de nombreuses initiatives et actions de coopération entre les institutions politiques et universitaires ainsi qu’avec des entreprises, dont des incubateurs, donnent à penser que le passage à un système plus novateur est en cours.

Notre analyse : Du rattrapage à l’innovation, la (bonne) volonté ne suffit pas ! La véritable innovation, celle qui ouvre un nouveau domaine d’activité, de fabrication ou de service, encore inexploré dans le monde, est un domaine difficile à maîtriser. Le Japon qui a réalisé sa révolution moderniste / progressiste dans la deuxième moitié du XIX° siècle et qui figure parmi les pays les plus performants en termes économiques, le démontre … il ne figure pas dans les grands pays innovateurs, bien qu’il soit l’un des pays les plus modernes du monde. Certes, il y a eu Akio Morita et Sony, les jeux vidéo et quelques autres exceptions. Mais point de Silicon Valley, les objets et concepts nouveaux continuent de venir des USA et de la « vieille Europe ». La Chine a une ambition impériale, sinon civilisationnelle et affiche donc une volonté d’innover à l’avant-garde du monde. Elle a donc une volonté d’innover, comme en son temps l’URSS qui voulait être à la tête du progrès ou Xerox qui voulait devenir le leader de la bureautique en créant le PARC. Et bien d’autres … La force de la Chine dans le passé récent est sa capacité extraordinaire de modernisation de rattrapage. Il lui reste à démontrer qu’elle sait aussi avancer « à découvert ». Bienvenue au club !

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