Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Politique industrielle, réseaux d’innovation et développement territorial. Ruptures et continuités avec la logique des « champions nationaux »

Politique industrielle, réseaux d’innovation et développement territorial. Ruptures et continuités avec la logique des « champions nationaux »

Publiée par la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux socio-organisationnels de l’économie du savoir, cette note de recherche présente les éléments de rupture et de continuité de la politique des pôles de compétitivité, lancée en 2004 par le gouvernement de la France, avec la politique industrielle du pays qui avait cours dans les années 1980.

L’analyse s’attarde autant au point de vue du processus décisionnel de ces politiques qu’au point de vue de leurs effets.

Cette analyse s’appuie sur un corpus bibliographique qui comprend des monographies ethnographiques sur trois pôles de compétitivité, la production universitaire au sujet des pôles et des discours politiques sur les pôles de compétitivité ayant été publiée dans des sites institutionnels ou dans la presse.

L’analyse des auteurs s’appuie sur des travaux théoriques portant sur les réseaux de politique publique et la gouvernance de ces réseaux. Elle caractérise les pôles de compétitivité comme des réseaux issus d’une politique publique. La notion de réseau de politique publique se décline comme suit :

  1. un ensemble relativement stable d’acteurs interdépendants, mais opérationnellement autonomes et ayant des relations horizontales;
  2. des acteurs qui interagissent par la négociation, la délibération et les conflits d’intérêts;
  3. un réseau qui se construit dans un cadre relativement institutionnalisé avec des règles articulées autour de normes, de connaissances et d’imaginaires collectifs;
  4. un cadre autorégulé dans des limites fixées par des agences externes;
  5. un réseau qui contribue à l’objectif public au sens large de visions, d’idées, de projets et de régulations.

Les auteurs concluent que les effets de l’action collective résultent des comportements et des choix stratégiques des acteurs des réseaux de politique publique qui évoluent dans une structure déterminée par la métagouvernance, à savoir « l’organisation, par l’État, des conditions de gouvernance ».

Somme toute, il est constaté que les réseaux de la politique publique des pôles de compétitivité se sont ouverts à un plus grand nombre d’acteurs sur l’axe horizontal du pouvoir, en comparaison avec les réseaux issus de la politique industrielle des années 1980.

Consulter la note de recherche

Laisser un commentaire

Top