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Le Québec met à plat sa politique d’innovation

Le Québec a lancé une politique d’innovation active dans les années 80. Politique de rattrapage dans un monde encore peu globalisé. Cette politique a été un succès car elle reposait sur une stimulation de la compétitivité par la recherche appliquée et l’innovation incrémentale. Le mécanisme était essentiellement fiscal.  La situation s’est détériorée sévèrement dans les années 90 et surtout 2000 lorsque la globalisation économique a accru les problèmes de compétitivité. Les entreprises n’arrivaient plus à faire de l’innovation incrémentale ! L’industrie de Québec a traversé une crise grave marquée par une forte délocalisation au profit des pays émergent.

Le Québec a alors engagé successivement quatre nouvelles politiques qui n’ont pas permis de redresser la capacité d’innovation. Le présent rapport propose cinq orientations pour la politique d’innovation :

1 – Opter pour une approche par projets pour soutenir la R-D auprès des grandes entreprises.

2 – Éliminer la pleine remboursabilité du crédit à la R-D et l’offrir uniquement aux PME.

3 – Éliminer la cotisation obligatoire des PME au Fonds des services de santé.

4 – Le gouvernement devrait s’attaquer spécifiquement à la compétitivité des PME manufacturières.

5 – De manière générale, le gouvernement devra effectuer un examen approfondi de ses programmes, mesures, politiques, stratégies et organismes dédiés à l’innovation.

C’est un peu un inventaire à la Prévert ! Mais le pragmatisme est parfois plus efficace que les démarches globales.

Notre analyse est qu’il faudrait distinguer les deux démarches  de soutien de l’innovation incrémentale qui permet de booster les activités existantes  et de soutien de l’innovation de rupture qui permet de faire naître ces activités. Cela nécessite de promouvoir les innovateurs et non pas seuleent les directeurs de recherche.

NOTA : Le rapport débute par un retour aux sources sur la définition de l’innovation. Pas de chance, ils n’ont pas vraiment trouvé les bonnes sources, notamment pour Schumpeter dont ils ne cite pas la bonne référence !

2016-Quebec-innovation

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