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Suzanne Berger propose une démarche d’excellence pour relancer la relation université – industrie

Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a publié les conclusions du rapport de Suzanne Berger relatif aux dispositifs de soutien à l’innovation en France, intitulé « Reforms in the French industrial ecosystem« .

Suzanne Berger avait été saisie en octobre 2015 par le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et le Secrétariat d’Etat en charge de l’Enseignement Supérieur et de la recherche pour rédiger un rapport  sur l’éclairage de « bonnes pratiques d’innovation » dans le cadre d’écosystèmes industriels, et sur des axes de clarification des politiques publiques pouvant être mis en œuvre à plus court terme.

Pour Suzanne Berger, il existe en France une grande diversité dans la façon dont les nouvelles institutions ont évolué en fonction des régions et des écosystèmes industriels dans lesquels elles prenaient racine. Cette diversité n’a pas été intentionnelle.

La prochaine étape de la politique de renforcement des relations entre la recherche et l’économie devra être la fixation d’un programme d’expérimentation qui devra se concentrer sur l’élargissement et l’approfondissement de la gamme d’interactions dans l’interface entre les universités et les organismes de recherche publique, et les entreprises. Ces expériences devront être évaluées à intervalles réguliers, avec des financements soumis à des résultats quantifiables.

Là où on trouve aujourd’hui des exemples réussis de collaboration et des réseaux efficaces – comme c’est le cas dans les grandes écoles ou avec certaines collaborations régionales étroites entre les universités et organismes de recherche et les entreprises – on pourrait en retirer d’autres modèles d’expérimentation. L’idée principale est de reconnaître que la zone critique se trouve à l’intersection entre la recherche et l’économie. Aucun modèle ne pourra fonctionner à la fois dans tous les territoires et dans tous les secteurs de l’économie.

Les recommandations de Suzanne Berger :

  1. Identifier entre trois et cinq universités d’excellence (Idex) souhaitant intégrer dans leurs structures de gouvernance un large éventail d’activités au niveau de l’«interface» ;
  2. Pour les universités et les organismes de recherche : l’objectif d’un transfert est de propager les résultats de la recherche dans l’économie et la société, pas de rembourser les coûts de recherche ou de transfert ;
  3. Expérimenter l’intégration d’un à trois IRT/ITE dans des laboratoires de recherche publique financés à la fois par des entreprises et par l’État ;
  4. Distinguer les horizons temporels visés pour chaque agence de transfert. Les projets à court terme sont essentiels pour un effet immédiat sur l’économie : ils stimulent l’emploi et la croissance ;
  5. Dans les universités et les organismes de recherche : assurer un contact réel entre les chercheurs et la direction— et pas uniquement avec les services R&D des industriels ;
  6. Simplification de la « cartographie » du système d’innovation actuel : clarifier les règles en matière d’éligibilité au CIR lorsque des entreprises privées collaborent avec des organismes de recherche publique, et éliminer les fonctions redondantes ;
  7. Simplification : les grands organismes de recherche doivent prendre l’initiative de décider d’un mandataire de gestion unique pour chaque laboratoire ;
  8. Orienter les agences de transfert vers de jeunes entreprises en voie d’expansion aussi bien que vers des start-ups ;
  9. Mettre les clients au cœur du système de transfert, pas les technologies.

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