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Un auto-examen très « conventionnel » de l’innovation allemande

Le Conseil fédéral des ministres allemand a publié son rapport fédéral 2016 sur la recherche et l’innovation intitulé « Bundesbericht Forschung und Innovation 2016 ».

Publié tous les deux ans, ce rapport analyse les principales tendances dans les domaines de la recherche et de l’innovation en Allemagne, et offre un panorama des différents acteurs en présence, et des politiques menées au niveau fédéral et à l’échelle des Länder.

Le rapport BuFI est traditionnellement présenté comme la réponse du gouvernement fédéral aux recommandations contenues dans le rapport annuel de la Commission d’experts pour la recherche et l’innovation (EFI).

Selon les auteurs du rapport, l’Allemagne a investi 15,8 milliards d’euros en recherche et développement en 2016, contre 14,2 milliards d’euros deux ans plus tôt, et 9 milliards d’euros en 2005, faisant de la recherche et de l’innovation une de ses priorités.

Le seuil des 600 000 emplois dans le domaine de la R&D a été atteint pour la première fois en Allemagne, ce qui représente une croissance de plus de 30% par rapport à 2005.

On apprend également dans ce rapport que l’Allemagne est le pays le plus puissant en matière d’innovation, dans la mesure où il représente près du tiers des dépenses de R&D en Europe.

Toutefois, selon les auteurs du rapport, l’Allemagne doit aussi impérativement relever certains défis décisifs, notamment celui de la numérisation, de l’intelligence artificielle, et des interactions entre l’homme et la machine, afin de rester compétitive au niveau international. Les PME allemandes devront être davantage impliquées dans ce processus.

NOTA : il est étrange que les rapporteurs se contentent de séries chiffrées comptabilisant l’effort global de R&D. Ils ne s’interrogent pas sur la prééminence allemande en innovation, avant même l’augmentation de ses efforts de recherche. Ils auraient pu voir que l’une des clés (comme aux USA) est la « trajectoire » des innovateurs qui sont souvent des « chercheurs provisoires », passés par un doctorat et ayant établi pendant ce passage des relations avec la recherche et les idées en cours. Ils sont donc prêts à les utiliser ou à retourner chercher des idées dans les laboratoires. C’est cette relation humaine directe qui est la source du succès du TT.

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