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… pour Construire une France innovante

Le « COLLECTIF innovation » & la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale vous invitent aux Assises 2018 de l’Innovation

Construire une France innovante

Le lundi 3 décembre 2018 à l’Hôtel de l’industrie, 4, Place de St-Germain des Prés à Paris 6°

Les moyens pour construire une France Innovante Pourquoi, Comment ?

Depuis sa mise en place en 2017, le Gouvernement affiche une volonté de modernité de notre économie et donc d’innovation économique. La France ne manque pas d’atout dans ce domaine, depuis l’excellence de ses formations scientifiques, notamment en mathématiques, jusqu’à sa position de leader en aéronautique ou dans le nucléaire. Elle a ainsi mis en place un ensemble d’institutions, depuis le CNRS jusqu’à l’ANR qui dans le passé, ont permis d’innover. Mais l’évolution économique vers une mondialisation toujours plus accrue remet en cause les dispositifs innovants de l’Occident. C’est pourquoi nous pensons qu’il faut renouveler les idées pour les adapter aux données nouvelles de la mondialisation. Les assises 2018 constituent le premier pas d’un renouveau des idées et des politiques d’innovation de la France. Notre objectif est de créer les idées qui permettront de faire rapidement de la France un pays leader de l’innovation dans le monde. * Nous voulons faire évoluer le dispositif innovant de la France vers plus de souplesse et d’efficacité en élaborant une co-gouvernance de l’innovation (entre les administrations, les entreprises et les innovateurs) dans le cadre d’une démarche volontariste s’inspirant des meilleures réussites dans le monde.

C’est l’esprit de ces Assises pour lesquelles nous avons engagé des dialogues croisés entre les générations montantes qui seront les innovateurs de demain, les innovateurs d’aujourd’hui et les acteurs du système. Nous avons choisi 6 thèmes majeurs de la « planète innovation » car ils constituent de réels freins à notre innovation et qu’il est urgent de les traiter.

PROGRAMME Détaillé à venir prochainement

Quelques réflexions et perspectives sur les premières ASSISES de l’INNOVATION et les points à débattre :

Nous avons retenu trois grands axes de réflexion et de débat pour cette première année car ils conduisent aux mesures d’urgence pour relancer durablement l’innovation.

1 – Le financement :

Malgré les efforts récents, le niveau d’investissement français reste très inférieur à celui des USA et même de la Chine. Alors que les USA investissent chaque année entre 50 et 100 Milliards US$ dans le capital risque (de l’amorçage au capital de croissance), le niveau français est de l’ordre de quelques milliards par an ! Même après correction du niveau de population, c’est un rapport de l’ordre de 1 à 10 ! Une vraie révolution est globalement nécessaire. Nous proposons de corriger rapidement deux défaillances notables : le financement de l’amorçage et celui du lancement commercial.

1 – Le financement des sociétés en création est difficile à réaliser dans le cadre d’un système de fonds d’investissement qui ont des charges de fonctionnement lourdes pour des projets qui sont très longs. Il faut comparer les différents systèmes et voir s’il est possible d’améliorer la performance économique du dispositif global. Les systèmes de défiscalisation au jour de l’investissement ont le défaut d’être très coûteux fiscalement tandis que la défiscalisation partielle « post » peut paraître plus efficace.

2 – Le financement du lancement « commercial » est la deuxième faiblesse de notre système de financement. Les mécanismes de prêt ne suffisent plus et il faudrait davantage de financement par fonds propre. Où trouver ces fonds ? Il existe plusieurs possibilités mais les habitudes de placement et la réglementation dissuadent assez largement les gestionnaires. Les USA ont réussi à financer leurs caisses de retraite avec du capital-risque, la France n’arrive pas à valoriser son assurance-vie avec le capital risque.

2 – La Gouvernance :

En matière d’innovation tous les pays rencontrent la question de la Gouvernance. Un certain volontarisme étatique a toujours été de mise dans les pays avancé. Il faut aussi activer d’autres voies de gouvernance comme tentent de le faire de nombreux pays de la Suède à l’Estonie en passant par l’Etat du Delaware. Il faut aussi réfléchir au fonctionnement du dispositif français d’investissement qui est assez étroitement contrôlé par l’État au travers des participations directes ou indirectes dans l’immense majorité des fonds. Ce dispositif présente des avantages de cohérences de l’ensemble, mais aussi une menace d’une certaine uniformité des analyses. Dans le même temps l’État semble « dispersé » entre la DGE rattachée au ministère de l’Économie ; l’innovation rattachée à la Recherche ; et la réflexion stratégique dépendant du Premier ministre ! Tout cela pourrait être coordonné par une « autorité » rattachée au Premier ministre, conformément au « modèle DGRST » des années 60-70. Quant aux régions et autres métropoles, la bonne référence territoriale reste discutable.

3 – Une société audacieuse :

Selon certains auteurs, c’est la peur de l’échec qui est le meilleur ciment social de la France ! pour d’autres, le risque de déclassement est un inhibiteur de l‘entrepreneuriat. Il faut « normaliser » la situation et le risque pris par l’innovateur. Il faut faire disparaître une partie du risque excessif et il faut savoir utiliser l’expérience acquise par les entrepreneurs / innovateurs en situation d’échec. En d’autres termes, il faut que le risque pris ne soit pas disproportionné à la capacité de récupération sociale en cas d’échec. Il faut donc chercher à mieux partager le risque et les bénéfices de l’innovation ; ainsi que le notait déjà le philosophe D. Janicaud dans les années 1980 ! Pour construire un dispositif équilibré et performant, il nous faut débattre de tous ces sujets.

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